En France, viser “assistant social en 1 an” n’est envisageable que dans des dispositifs très encadrés et sélectifs (souvent via VAE ou parcours intensifs selon établissements), le DEASS restant la référence pour exercer. Cette possibilité s’adresse à des profils expérimentés avec des compétences déjà acquises, et nécessite l’approbation d’instances décisionnaires. Le calendrier final dépend toujours des établissements, des jurys et de l’organisation locale.
Ce qu'il faut retenir :
| ⏳📝 Formation en 1 an | Vise uniquement si vous avez déjà une expérience ou des diplômes validables, avec l'accord des instances, dans des dispositifs très encadrés. Sinon, le DEASS classique dure 3 ans. |
| 🎓📋 VAE efficace | La Validation des Acquis de l'Expérience est la seule voie crédible pour obtenir le DEASS en environ 12 mois, à condition de justifier d'une expérience significative et de réaliser un dossier complet. |
| 🛠️⚖️ Allègements & Passerelles | Ils permettent de réduire la durée de formation par dispenses ou équivalences, selon le diplôme et l'expérience, mais ne remplacent pas le cursus complet et demandent validation par l'institut. |
| 🔍📂 Parcours de reconversion | L'admission nécessite un dossier solide, rencontres professionnelles, stages, et montage financier. La formation combine cours et terrain, avec des modalités adaptées selon l'établissement. |
| ❓🤝 Métiers & Formation | L'assistant social se concentre sur l'accompagnement social et l'accès aux droits, avec une forte dimension administrative. La formation inclut stages, immersion, et validation par l'établissement. |
“En 1 an” : possible uniquement dans des cas encadrés, sinon le DEASS reste la voie de référence
Pour exercer comme assistant de service social, l’accès au métier passe en pratique par l’obtention du diplôme d’État (DEASS), profession réglementée. Le parcours classique s’organise généralement sur trois ans avec une alternance structurée entre enseignements et stages, dont l’organisation précise varie selon les instituts et le statut (initial, continu, apprentissage).
Viser un diplôme “en 1 an” peut correspondre à des dispositifs très encadrés et sélectifs, et non à une formation accélérée standard accessible à tous sans prérequis. Cette perspective s’ouvre si le candidat a déjà une expérience ou des diplômes permettant des validations significatives, si le dossier aboutit auprès des instances décisionnaires, et si le calendrier local le permet.
- Envisageable si profil expérimenté avec compétences validables et accord des instances
- Peu réaliste si départ de zéro sans expérience ni diplômes ouvrant droit à allègement
- Vérification obligatoire des promesses “formation accélérée” auprès des établissements
Une offre sérieuse précise explicitement le DEASS visé, les modalités de stage et l’établissement certificateur ou le partenariat avec un institut habilité, sans promettre un diplôme garanti en 12 mois. La durée finale dépend d’instances, d’organisations locales et de décisions individuelles non automatiques.
⏳ Réduire la durée sans se tromper entre VAE, allègements et passerelles
Trois mécanismes permettent d’envisager une réduction de parcours selon votre profil. La VAE peut conduire, sur décision d’un jury, à une validation totale, partielle ou à un refus, avec d’éventuels compléments à réaliser en cas de validation partielle. Les allègements correspondent à des dispenses accordées au cas par cas par l’institut (cours et parfois certaines périodes), sans supprimer les exigences globales de compétences et de professionnalisation.
Les passerelles et équivalences éventuelles dépendent du parcours (diplômes ou blocs de compétences) et sont appréciées par l’établissement selon ses règles et le référentiel en vigueur. Tous ces dispositifs restent conditionnés à l’étude du dossier, aux décisions d’instances, et aux calendriers variables selon les organismes.
La VAE du DEASS, seule option pouvant aboutir à un diplôme en 12 mois
La VAE est généralement la voie la plus crédible pour viser une obtention du DEASS en 12 mois environ, même si d’autres organisations ou parcours intensifs peuvent exister selon établissements et profils. Cette démarche suppose une expérience significative en lien direct avec les compétences du DEASS et la capacité à en apporter des preuves détaillées dans le dossier.
Le processus exige de rédiger un dossier complet (livret 2) documentant vos compétences par des situations professionnelles concrètes. Même bien préparée, une VAE s’inscrit dans un calendrier variable (recevabilité, rédaction, jury) et peut dépasser 12 mois selon les délais et l’organisation locale. Le scénario fréquent de validation partielle implique des compléments (modules ou stages), donc une durée totale potentiellement supérieure à 12 mois.
Les allègements et passerelles qui raccourcissent la formation sans la remplacer
Ces dispositifs visent à réduire une partie du parcours de formation, pas d’éviter le DEASS. Ils concernent certains enseignements et parfois certaines périodes de stage, ajustées selon le diplôme détenu et l’expérience du candidat.
Pour vérifier vos possibilités, demandez le règlement d’allègement de l’institut visé, comprenez les unités concernées, validez l’impact sur le calendrier et la compatibilité avec une reconversion (rythme, présence, stages). La réduction de durée liée aux allègements varie fortement selon le diplôme et l’expérience du candidat, et n’est confirmée qu’après étude du dossier par l’institut. Même avec des allègements, le parcours conserve en général une part conséquente de professionnalisation et de terrain.
🎓 Reconversion : le parcours concret entre admission, stages et financement
Les modalités d’admission (dossier, entretien, voies via Parcoursup ou hors Parcoursup) varient selon l’établissement et selon que vous relevez de la formation initiale, continue ou de l’apprentissage. La préparation se construit autour d’une immersion préalable dans le métier, de rencontres avec des professionnels, et de la constitution d’un dossier de candidature solide documentant votre projet.
L’organisation du parcours articule cours et terrain avec des stages obligatoires représentant une part importante de la professionnalisation. Accélérer ne doit pas supprimer la confrontation au terrain, et les modalités exactes (distanciel partiel, alternance, rythme) varient selon les établissements et les régions.
- Orientation et immersion dans le métier par rencontres professionnelles
- Constitution du dossier de candidature avec expériences documentées
- Validation de l’admission selon modalités de l’établissement
- Organisation des stages avec recherche des terrains et compatibilité contraintes
- Montage du financement selon statut et dispositifs éligibles
Les solutions de financement dépendent du statut (salarié, demandeur d’emploi, alternant) et des critères des dispositifs mobilisés, à valider au cas par cas auprès des organismes concernés. Anticipez les contraintes de stage (horaires, distance, mobilité) et sécurisez votre projet avant le début de formation, car l’obtention d’une place et d’un financement n’est jamais garantie.
❓ FAQ
Quelle est la différence entre un assistant social et un éducateur spécialisé ?
L’assistant de service social est surtout centré sur l’accompagnement social global et l’accès aux droits, tandis que l’éducateur spécialisé intervient davantage dans l’accompagnement éducatif au quotidien, avec des frontières qui peuvent varier selon les structures. L’assistant social coordonne les aides, gère les démarches administratives et travaille en réseau avec les partenaires. L’éducateur spécialisé se concentre sur le soutien à l’autonomie et les projets éducatifs individualisés. Ces deux métiers travaillent souvent ensemble selon la nature du public et l’environnement d’intervention.
Peut-on faire la formation d’assistant social entièrement à distance ?
En pratique, un DEASS 100 % à distance est très rarement proposé, car les stages et des temps de présence (regroupements ou évaluations) restent généralement obligatoires, même si des formats hybrides existent selon les instituts. La professionnalisation sur le terrain représente une part importante du cursus et ne peut être remplacée par de la formation à distance. Vérifiez les modalités exactes auprès de l’établissement visé (présentiel obligatoire, regroupements, part de distanciel autorisée).
Quel est le salaire d’un assistant social après 10 ans de carrière ?
Après 10 ans, la rémunération d’un assistant de service social varie sensiblement selon le secteur (public, associatif, entreprise), la grille ou la convention, l’échelon, le temps de travail et les primes. Dans la fonction publique, avec l’ancienneté, un assistant social principal peut atteindre une rémunération brute mensuelle autour de 2 800 € à 3 200 €. L’intérêt est de raisonner en “statut + ancienneté + primes” plutôt qu’en chiffre unique, car les situations varient fortement.
Où travaille un assistant(e) de service social (types d’employeurs et structures) ?
Les assistants de service social exercent dans des structures publiques et privées selon les besoins et opportunités locales. Les principaux employeurs incluent les collectivités territoriales (départements, communes), les hôpitaux et établissements de santé, l’Éducation nationale, les organismes de protection sociale (CAF, CPAM, MSA), les associations, et les entreprises via le service social du travail. Le métier s’exerce dans une logique de travail en réseau, avec des publics variés et des dispositifs diversifiés selon le secteur d’intervention.





