Président Fondateur :    Hervé de Fontmichel (1975)             Présidents d’Honneur :   Emile Litschgy  -  Alexandre Martin

 

 

Tous nos vœux chers adhérents, amis et épris d'Histoire.

 

2017 fut une année féconde et variée.

 

Corinne Julien Bottoni nous a fait découvrir Grasse à travers un panorama du XVIème au XIXème Siècle, très bien complété par le rigoureux travail de Claude Marro sur Courmes, Balcons sur le Loup.

 

L'Histoire de la Marine et des Marins Grassois morts pour la France de Jean Doussy complète l'anthologie bien avancée par Simon Guérin et lui-même sur les Grassois 1914-1918.

 

La sortie sur les Chemins de la Liberté n'a pas eu un grand succès mais sera reportée.

 

Enfin le colloque France- Algérie 1830-1962, "Histoires Croisées de la Conquête à nos jours", ouvre la porte à moult réflexions.

Nous avions convié Benjamin Stora mais nous n'avons pas perdu avec Guy Pervillé agrégé d'Histoire, docteur d'Etat, professeur émérite, spécialiste de l'Histoire de l'Algérie, formé comme Stora par la Grand Historien Charles-Robert Ageron.

Ceci dit, nous avons bénéficié d'un panel riche de savoirs et de vécus, nous proposant une "approche multiple de l'Histoire" comme le dirait mon ami Yvan Gastaut.

Impliqué et engagé dans ce colloque, j'ai envie d'en tirer quelques observations.

L'Histoire ne correspond pas seulement à des textes mais également elle met en relief les relations géographiques, sociologiques, méthodologiques et humaines entre les différentes approches que l'on peut faire. En cela, je dirai qu'elle est Totale.

Si le "document" est important pour l'Historien il ne suffit pas. Le contexte sociologique, géographique, politique, les représentations, les croyances doivent être prises en compte. En échange, l'historien doit être capable de prendre du recul sans être influencé par sa propre histoire, son cursus universitaire afin de travailler avec clairvoyance sur le rapport Histoire et Mémoire et du danger des interactions trop hâtives. 

Finalement, "tous les textes sont issus de l'homme, les mots sont gorgés de substance humaine car l'homme n'a pas forcement une perception juste du passé, il le construit à partir du moment présent."

Cette phrase de Lucien Febvre de l'Ecoles des Annales est éclatante de vérité.

En effet, le risque de l'immédiat existe, nos analyses ne sont pas obligatoirement justes, surtout comme dans notre colloque les points de vues sont parfois exprimés de façon passionnée ; peut-être figée quelque part, sans tenir compte des points de vue différents du notre car les vécus ne sont forcément les mêmes d'un individu à l'autre.

Le caractère polymorphe de l'Histoire (des contenus des territoires et des temps) ainsi que le côté polysémique du concept, nous entraînent à réfléchir au sens afin de comprendre, puis partager éventuellement.

 

L'Histoire n'est pas la Mémoire, elle n'a pas le pouvoir de régler le dialogue avec le passé, c'est pourquoi nous aurons toujours la magnifique certitude de ne jamais atteindre la vérité. Méfions-nous de ceux qui affirment la connaître et gardons-nous de moraliser, de juger, de laisser l'émotion prendre le dessus, enfin je dirai que l'Histoire est beaucoup de choses mais certainement pas "l'esclavage" de l'actualité et des modes.

Ce que nous pensons et croyons aujourd'hui peut-être autre chose à une autre époque. 

Toute notre difficulté se situe là !

 

Au programme 2018, des sujets intéressants :

2018;

Amitiés, 

 

Rémi